Ils parlent de nous … Le Petit Journal Istanbul

Ils parlent de nous … Le Petit Journal Istanbul

23

JANVIER 2015

 

J+285 – Km 7.869
Istanbul, Turquie

Vous vous demandez si Yann Barthès nous a contacté pour faire la promotion de notre voyage autour du monde ?! On aurait bien voulu, cela aurait été marrant de tomber sur son équipe, mais malheureusement non ! On est tout aussi content que l’autre Petit Journal nous publie ! Le Petit Journal dont on parle, c’est le média en ligne « des Français et des Francophones » résidant hors de France, avec 45 éditions locales partout dans le monde. Et pour l’occasion,  a accepté de parler de notre projet.

Cet article est paru vendredi 23 janvier 2015 dans l’édition d’Istanbul. Bonne lecture !

UNE TURQUE ET UN FRANÇAIS

Un voyage autour du monde… à la force des mollets

Nicolas est français et Gökben est turque. Tous deux grands voyageurs, ils ont décidé, l’an dernier, d’entreprendre un voyage au long cours en vélo couché. A l’occasion de leur passage en Turquie, lepetitjournal.com d’Istanbul les a rencontrés afin d’en savoir un peu plus sur ce périple insolite.

Partis de France en avril 2014, ces deux amoureux du voyage ont décidé de “tout quitter” afin de poursuivre leur rêve : faire le tour du monde en vélo couché. Ce n’est pas leur premier voyage au long cours et ce projet a été mûrement réfléchi. Gökben et Nicolas ont déjà été aux Etats-Unis, au Canada… et leurs différentes expériences d’accueil de couch-surfers, qui, eux aussi, effectuaient du cyclotourisme, les ont aidés à finaliser leur projet. Au-delà du voyage, cette expérience minimum quatre ans minimum est pour eux l’occasion de montrer une autre façon de vivre. Ils expliquent d’ailleurs qu’ils ne sont “pas partis pour retrouver leurs habitudes au retour”.

Un voyage en vélo couché, plus reposant ?

Le choix du vélo couché relève d’abord d’un choix médical, car ayant tous les deux des problèmes de dos, le vélo couché s’est imposé comme une bonne alternative au vélo classique. Ce choix, loin d’être une solution de facilité, répondait aussi à leur désir de liberté. “Ca aurait été différent si nous avions voyagé en voiture. Avec le vélo, on interpelle, les gens viennent vers nous, et puis, on peut aussi prendre notre temps”. Avec une moyenne de 60 km par jour, leur rythme peut varier de 10 à 90 km en fonction de leur envie de rester, ou non, dans une région.

Il n’a pas été simple également de trouver un fournisseur pour ce genre de voyage. Bien que plus répandu en France qu’en Turquie, ils ont finalement dû faire appel à un revendeur français (Velofasto) d’une marque tchèque, Azub.

Retour à une vie simple

Un voyage au long cours de ce genre présente de multiples contraintes. Selon Nicolas et Gökben, les premières ont été celles des visas, notamment pour Gökben qui n’avait pas la nationalité française, et possédait donc un permis de résidence dans l’espace Schengen restreint. Une fois les soucis administratifs réglés, les contraintes ont principalement été financières et météorologiques. A partir de là, ils ont pu élaborer leur itinéraire en tenant compte de ces facteurs. Ainsi, ils sont partis équipés “avec des vêtements de trois saisons” et ont élaboré leur itinéraire en fonction de ces dernières. Leur arrêt prolongé actuellement à Ankara leur permet d’ailleurs “de laisser passer l’hiver avant de reprendre la route au printemps”.

Avec un budget de 10 euros par jour, l’argent est également une contrainte avec laquelle ils ont dû composer. Leur projet a donc été mûri pendant deux ans, pendant lesquels ils ont pu économiser. Aujourd’hui, ils continuent d’avancer grâce aux dons, financiers et matériels. Sur la route, ils ont également profité de la générosité des personnes qui parfois, “n’hésitent pas à nous offrir un repas, un toit pour dormir ou bien même un terrain pour planter notre tente. Quand ça arrive, ça illumine notre journée”, racontent-ils.

Le vélo et la Turquie… toute une histoire

La Turquie n’est pas réputée pour ses pistes cyclables ni même le respect du cycliste. Arrivés en bateau à Izmir, la route entre Izmir et Istanbul a été “la plus dangereuse que nous ayons faite”. Face à ce danger, et du fait de leur connaissance du pays, ils ont finalement laissé de côté leurs vélos pour rejoindre Ankara.

Leur courte expérience sur le terrain leur a tout de même permis de réaliser à quel point leur projet et la présence de Gökben interpellent en Turquie. “Au début, les gens étaient surpris de voir une femme sur un vélo couché et ils pensaient tous que Gökben étaient une européenne. Ils avaient du mal à croire qu’elle est turque”. D’autant plus qu’il n’existe, en Turquie, qu’un seul propriétaire de vélo couché !

 

Dorine Goth (www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 23 janvier 2015

Vous pouvez suivre leurs aventures via leur site internet www.frogsonwheels.net ou leur page Facebook.

La Serbie à travers nos yeux

La Serbie à travers nos yeux

06

SEPTEMBER 2014

 

J+146 – Km 5.225
Serbie

Trois semaines à vélo en Serbie. De la frontière hongroise en passant par Novi Sad et Belgrade, puis une dizaine de jours de bénévolat dans une ferme organique avant de partir en direction de Mokra Gora et la Bosnie-et-Herzégovine. Le tout en images !

Des Alpes à Hallstatt et autres lacs du Salzkammergut

Des Alpes à Hallstatt et autres lacs du Salzkammergut

Krimml : entre chutes d’eau et sommets alpins


Réveil ce matin en compagnie d’un troupeau de vaches si curieuses qu’il nous est impossible d’avaler un petit déjeuner tranquille avant de prendre la route. On pensait avoir franchi le col de Gerlos la veille, mais on grimpe 4 kilomètres de plus pour finir à 1628m d’altitude. Comme quoi, il existe des produits allemands qui ne sont pas fiables ! On apprécie la grande descente une fois le col passé avec de nombreux points de vue sur la vallée et les chutes de Krimml (380m). On passe notre journée à marcher le long de ces dernières, réparties en trois chutes principales. On finit sur un plateau alpin au-delà des chutes, s’ouvrant devant une chaîne montagneuse de quelques sommets à plus de 3000 mètres. L’occasion de faire une pause repas dans un des refuges en se goinfrant de « kaspressknödel » (soupe au fromage) et de « buttermilch » (lait crémeux au goût assez fort). On redescend par un ancien chemin de commerce celte de plus de 2000 ans, s’enfonçant dans les bois sans perdre de vue les chutes de Krimml, jusqu’à l’entrée du parc naturel.

D0094 (4)-33Quelques copines se sont invitées au petit déjeuner

D0094 (98)-49Petite collation au milieu des Alpes

D0094 (41)-39Vue sur une partie des chutes et la vallée en contre-bas

D0094 (78)-46Notre nouvelle vie est un long fleuve tranquille

Zéro degré en plein mois de juillet !


On continue à avancer dans cette vallée très roulante et toujours avec des infrastructures pour cyclistes de qualité. Le paysage est toujours aussi grandiose, le beau temps est enfin de la partie et on apprécie pleinement le fait de pédaler dans un tel environnement. On bifurque ensuite plein nord pour rejoindre Pfarrwerfen pour visiter les grottes de glace (« Eisriesenwelt ») de Werfen le lendemain. Cette grande galerie souterraine fait 42 kilomètres de long mais seul le premier kilomètre est ouvert au public. C’est dans cette portion que l’on trouve le plus de glace, le vent refroidissant les parois ne parvenant que très difficilement au-delà. Certaines colonnes de glace sont impressionnantes, prenant la forme que notre imagination veut bien lui donner. Dans cette grotte découverte en 1870, la température ambiante est de zéro degré, alors qu’à l’extérieur le mercure monte à plus de 40 degrés ! On en profite pour se reposer un temps à l’ombre en attendant que le soleil baisse un peu. Il fait toujours chaud mais une fois sur le vélo, le vent relatif nous raffraîchit un peu. On approche de Salzbourg, mais nous faisons un énième détour pour visiter les alentours avant de retrouver une grande ville.

D0095 (2)-58Notre carburant autrichien !

D0097 (22)-64Toujours prendre le temps de contempler

D0097 (41)-68Vue sur la vallée et Werfen

D0097 (13)-63En avant pour la pénombre de la grotte de glace

Retour à Salzbourg après un passage éclair en Allemagne


On se trouve encore un bon plan pour éviter les grosses chaleurs qui viennent de s’abattre sur l’Autriche depuis quelques jours. Direction Bad Dürnberg pour visiter les anciennes mines de sel de Hallein, les plus grandes et plus anciennes mines d’Autriche. 30 degrés en fin de matinée à l’extérieur, 10 degrés sous terre, c’est une bonne chose. Ces mines se trouvent au deux tiers sous les terres bavaroises, en Allemagne ! On passera donc la frontière par deux fois pendant la visite. On vous rassure : Gökben n’a eu aucun problème de visa !

En arrivant à Salzbourg, on visite la brasserie Stiegl (plus grande brasserie privée d’Autriche) dans la journée et y restons un moment pour décompresser, attendre que notre hôte Couchsurfing soit disponible et échapper aux trombes d’eau qui tombe depuis que l’on est arrivé en ville. On rencontre par la suite Clemens, notre hôte, qui nous emmène aussitôt … dans une brasserie de moines augustins ! On sympathise et on passe la soirée à boire et discuter de voyages, de vélo et des langues germaniques.

On passe les deux jours suivants à Salzbourg également, le temps étant toujours pluvieux. Visites tranquilles de la forteresse au sommet du Mönchberg, du musée Mozart, situé dans la maison où le virtuose est né, et ballade en haut du Unterberg (où l’on rencontre deux Népalais travaillant dans un des refuges), montagne dominant la ville classée au patrimoine mondial culturel de l’humanité. On se rend également au château Hellbrun, fameux pour ses jeux de fontaines à eaux; assez ingénieux et amusant pour des installations qui ont plus de 400 ans.

D0098 (18)-72Passage de frontière souterraine !

D0098 (81)-79Avec Clemens, notre hôte CS à Salzbourg

D0098 (69)-75Récompense bien méritée !

D0100 (66)-82Une compatriote !

Le Salzkammergut et ses lacs alpins : Wolfgang, Hallstatt et Gmunden


On quitte finalement Salzbourg sous la pluie. Il est temps de partir en espérant une météo plus clémente bien que les prévisions soient pessimistes. La chance nous sourit malgré tout et le soleil refait son apparition. Le moral aussi, rayonne à nouveau. Nous voici dans le Salzkammergut, une région où les lacs alpins se succèdent … et où les pauses s’accumulent afin de se prélasser au soleil et se baigner ! Du lac Wolfgangsee que l’on longe, nous roulons en direction de Hallstatt. Le nom de ce village nous semble familier, nous ne sommes pas sûrs de ce que l’on y découvrira mais c’est une bonne raison pour nous de s’y rendre ! On rencontre en chemin Peter, un Austro-Polonais qui vit au bord du lac depuis plus de trente ans. Avec son petit chien et sa bicyclette, il nous guide le long du lac afin de nous trouver un petit coin sympa où camper, puis nous passons du temps ensemble à discuter de nos parcours respectifs autour d’un café.

Le lendemain, nous arrivons à Hallstatt, petit village de charme coincé entre montagne et lac. On met du temps à réaliser que l’on est toujours en Autriche avec tous les touristes asiatiques, majoritairement chinois, qui arpentent les rues de la petite ville : en effet, une réplique du village d’Hallstatt existe près de Guangdong mais ce dernier se rapproche plus du parc d’attractions que du village pittoresque autrichien. On visite le « Benhaus » (sanctuaire charnel) où s’accumulent crânes et os déterrés du cimetière et peints par des artistes : ici, on vide le cimetière tous les quinze ans environ, les dépouilles exhumées sont alors entreposées dans cette petite chapelle. On trouve d’ailleurs le crâne du dernier pensionnaire, déterré en 1995. On admire par la suite le lac et le village depuis la plateforme surplombant le site UNESCO. Un nouveau défi pour Nicolas et sa peur récente du vide, au grand plaisir de Gökben qui s’en amuse.

Après un bref arrêt à Bad Ischl (Gökben ayant été mordue par une tique, on profite d’être en ville pour faire contrôler tout ça, en plus de s’offrir un petit déjeuner dans une fameuse patisserie autrichienne, « Zauner Bäckerei », en guise de cadeau de convalescence), on continue notre route vers un nouveau lac, celui de Gmundensee. On profite encore une fois des températures estivales pour se baigner à Traunkirchen, joli petit village sur la rive ouest du lac. Malheureusement, l’été 2014 n’est pas des plus agréables et un nouvel orage, dont on pressentait l’arrivée depuis un moment autour du lac, éclate une fois arrivés à Gmunden.

D0102 (21)-93Avec Peter au bord du lac d’Hallstatt

D0103 (71)-FOWDu haut de la plateforme surplombant Hallstatt

D0103 (18)-100Vue sur Hallstatt

D0103 (29)-101Le sanctuaire charnel « Benhaus »

Visite du mémorial de Mauthausen avant d’entrer en République Tchèque


Après un bivouac à l’orée des bois et un petit déjeuner en compagnie de daims s’amusant dans le champ en face de nous, on roule tout doucement vers la République Tchèque, notre prochain pays. Mais avant cela, nous programmons encore quelques arrêts où nous voudrions passer du temps. Première destination, Sankt Florian et son abbaye, où Gökben voudrait en savoir plus sur Eugène de Savoie, celui qui a renversé les Ottomans aux portes de Vienne puis quelques années plus tard en Serbie. L’Histoire ici commence à nous intéresser plus particulièrement, avec notamment la confrontation qui opposait les deux plus grands empires de ces derniers siècles.

Par la suite, nous nous rendons à Mauthausen, près de Linz. Un des camps de concentration (puis d’extermination) les plus terribles durant la Seconde Guerre Mondiale, a été reconverti en mémorial. Une étudiante autrichienne nous fait une visite introductive à l’extérieur de l’enceinte, dépeignant ce qu’était la situation germano-autrichienne et la construction du camp et l’Anchluss. Nous visitons une partie du camp et ses barraques, les fours crématoires, les chambres à gaz. Il y a ici beaucoup de choses à voir, à lire, à écouter, et beaucoup de choses sur lesquelles réfléchir, Une journée ici n’aura pas suffi. On a du mal à comprendre et réaliser ce qui s’est passé ici et ailleurs, c’est sans doute au-delà de l’entendement. Mais cela fait aussi partie du « devoir de mémoire » que les Autrichiens eux-mêmes ont renié jusque dans les années 90.

On rejoint ensuite Freistadt, à une vingtaine de kilomètres de la frontière tchèque. On décide de s’arrêter dans un camping, il est temps pour nous de prendre une bonne douche chaude après une dizaine de jours à se baigner dans lacs et rivières. On y fait la rencontre de Lukas, un cycliste polonais qui visitera l’Autriche à vélo pendant une dizaines de jours. On échange expérience et conseils sur les régions que chacun a parcouru. Nous ne faisons que nous croiser, mais c’est agréable de rencontrer d’autres cyclo-voyageurs et cela nous galvanise quant à commencer à rouler dans un nouveau pays, avec une nouvelle langue et une tout autre culture. République Tchèque, nous voilà !

En direct à la radio sur … TRT TSR "Sırt Çantam"

En direct à la radio sur … TRT TSR "Sırt Çantam"

13

JANVIER 2015

 

J+275 – Km 7.869
Ankara, Turquie

Une nouvelle aventure a commencé pour nous en Turquie. Celle de faire la promotion de notre projet à l’échelle locale et nationale ici, où l’engouement des Turcs grandit au fur et à mesure que les kilomètres s’accumulent sous les roues de nos vélos. Nous voilà donc propulsés sur le devant de la scène au micro de l’émission de radio « Sırt Çantam » (littéralement « mon sac à dos »).

TRT TSR - Sırt Çantam (12-01-2015)

par Günnur Öztürk

Cette émission de radio hebdomadaire est diffusé depuis quatre ans sur les ondes de la radio d’état TRT et l’une de ses petites soeurs TRT TSR (Türkiye’nin Sesi Radyosu), radio turcophone diffusée partout dans le monde. Günnur Öztürk nous a donc invitée à parler du projet Frogs On Wheels dans son émission du mardi 13 janvier 2015 pendant près d’une heure afin de partager notre expérience et faire connaître notre aventure au plus grand nombre.

Si vous avez manqué le coche lors de notre passage en direct, vous pouvez donc vous rattrapez. Certes, l’émission est en turc, mais je laisse nos douces voix vous bercer même si vous ne comprenez rien ! Je vous avoue que je n’ai pas tout compris non plus et qu’il est plus que temps d’améliorer mon turc !

La Hongrie à travers nos yeux

La Hongrie à travers nos yeux

28

AOÛT 2014

 

J+137 – Km 4.732
Hongrie

Traversée de l’ouest de la Hongrie, d’Autriche aux lacs Balaton et Kis-Balaton, puis direction la frontière serbe en passant par Mohacs.

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