Rencontre avec Azub

C’est par le plus grand des hasards du calendrier que nous avons pu rencontrer Honza et Milan, représentants chez Azub lors de la tournée qu’ils organisaient auprès de leurs revendeurs en France. L’occasion lors de notre pause sur le bassin d’Arcachon de pouvoir mettre des visages sur des noms et discuter à la fois de nos vélos Azub Max et Azub 6, du peu d’expérience que l’on a pu acquérir depuis qu’ils sont en notre possession, de nos expériences de voyage respectives et des conseils à suivre pour la suite de notre aventure à peine entamée.

Un grand merci donc à Honza et Milan qui ont eu la gentillesse de nous accorder un peu de temps en acceptant de nous rencontrer malgré leur emploi du temps très chargé, et à Philippe de Velofasto pour nous avoir mis en contact et avoir organisé la rencontre en si peu de temps. La prochaine fois que nous nous reverrons, ce sera en République Tchèque où nous comptions déjà nous rendre, sur le lieu de naissance de nos deux vélos. D’ici là, du bitume aura défilé sous nos pneus …

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Pose pour la postérité avec Honza et Milan

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Petite dédicace pour Philippe 😉

Nos vélos sont enfin arrivés !

Les voilà enfin ! 9 semaines après avoir commandé nos vélos, nous sommes partis les réceptionner la semaine passée à Rennes chez Philippe de Vélofasto. Ils sont tout beau, sentent encore le neuf … et ont déjà enduré 180 km pour rentrer au bercail en deux jours et demi !

Après avoir peaufiné les derniers réglages avec notre spécialiste vélo couché dans le grand Ouest, nous sommes donc rentré à vélo depuis Rennes jusqu’à Lorient, en passant par Ploërmel pour rendre une visite éclair à la famille. Le temps n’était pas tout le temps de la partie avec pas mal d’averses qui ont retardé d’une demie-journée notre retour dans le Morbihan, mais nous sommes arrivés à bon port. Il faudra maintenant pratiquer régulièrement dans les alentours de Lorient avant le grand départ !

En attendant, encore beaucoup de choses à préparer en perspective : une liste de matériel à compléter par quelques manquants, tenter de tout faire rentrer dans les sacoches, la participation au salon des voyageurs Randofolies de Saint-Erblon ce week-end près de Rennes, les dernières réunions de famille et la fin du protocole de vaccinations. Autant dire que nous ne sommes près de nous reposer !

Crédit photo : Velofasto

Plus que deux mois avant le grand départ !

Et oui, le départ approche à grand pas … et on se demande comment on va pouvoir boucler tous les dossiers ouverts à temps : nous prévoyons toujours notre départ début avril, la publication de cet article intervient donc deux mois jour pour jour avant le départ.

Il y a encore bien des choses à préparer cependant : le retour en France retardé de Nicolas depuis la Turquie, l’acquisition du visa de Gökben pour pouvoir se déplacer librement en France et en Europe (on ne mesure pas la chance d’être européen quand on voit le parcours du combattant des voyageurs étrangers sur le vieux continent !), les vélos à réceptionner et à dompter une fois chargés, la liste de matériel à compléter, les adieux à préparer avec la famille et les amis et bien d’autres encore … Les choses avancent petit à petit et on partage toujours ce sentiment d’inquiétude quant à savoir si tout sera prêt pour le jour J. Après tout, l’aventure a déjà commencé …

Si tout se passe comme prévu, nous prévoyons d’effectuer notre départ officiel depuis les Randofolies de Rennes, les 4-5 et 6 avril 2014 à Saint-Erblon, où notre fournisseur de vélo couché et partenaire Philippe nous a gentiment proposé de tenir le stand Velofasto en compagnie de quelques autres cyclo-voyageurs sur le départ. Le départ fictif, lui, aura toujours lieu depuis Lorient d’où nous rejoindrons le salon des voyageurs.

Nous en dirons plus prochainement, quand tout cela sera également plus clair dans nos petites têtes ! En attendant, il faut se remettre au maille !

Cappadoce, Taurus et Adana

Ce premier voyage à vélo n’était pas tellement préparé. Aller visiter un ami vivant à Adana ? Et pourquoi pas s’y rendre en vélo ?! Et voilà comment on se retrouve embarqué dans un périple d’une semaine à travers la Cappadoce, la chaîne du Taurus et ses sommets frôlant les 3800 mètres en direction de la mer Méditerranée !

On achète deux vélos d’occasion, que l’on retape un peu pour l’occasion, une paire de sacoches pour trimbaler notre matériel et c’est parti ! Pour Nico, un peu rêveur et tête brûlée, tout devrait bien se passer, se dit-il. Pour Gökben, c’est un sacré challenge. Elle qui n’est monté qu’une fois sur un vélo comportant un sélecteur de vitesses, la voilà embarqué dans une micro-aventure dont elle ne maîtrise rien.

On débute de Kırşehir, à trois heures de route au sud-est de la capitale Ankara. De là, on traverse la Cappadoce, passe les cols du Taurus et on redescend jusqu’au niveau de la mer pour terminer ce voyage à Adana. Facile, non ?!

On ne sait pas trop à quoi s’attendre. Gökben apprend à maîtriser son engin et la sortie de la ville est interminable (comme dans toutes les grandes villes turques), le trafic assez dense. Dès que l’occasion se présente, on prend les petites routes sinueuses qui s’amusent à monter et descendre au gré du relief. On fête nos premiers 50 kilomètres puis on se rue sur le premier spot pour planter la tente, ça sera suffisant pour aujourd’hui !

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La route pour seul compagnon

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Déjeuner offert par une famille sur la route

Nico gère la partie navigation la journée, Gökben le bivouac le soir. Une façon pour elle de se rassurer et de se retrouver dans son élément, en montagnarde avertie. Ayant déjà fait plusieurs sorties en montagne ensemble, cette phase de la journée ne nous est pas totalement étrangère et la répartition des tâches se fait sans accroc. On est ici en terrain connu.

Le lendemain, on aperçoit les premières « cheminées de fées », paysages si typiques de la Cappadoce. La route est agréable, le beau temps au rendez-vous, on vit à la « cool » : on démarre assez tôt à la fraîche, en faisant des pauses régulières, au gré des épiceries ou marchés de fruits et légumes frais que l’on croise sur notre route. Sieste l’après-midi au plus chaud de la journée puis on reprend tranquillement jusqu’à trouver un endroit qui nous plaise et où passer la nuit. Ce style de vie où l’on est tout le temps en vacances, sans aucun stress est vraiment très plaisant. Nos seules préoccupations sont « rouler, manger, dormir ». La belle vie, quoi …

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Pause thé chez un potier à Avanos

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Vue sur la Cappadoce depuis la pension

Nous restons deux jours en Cappadoce, région que nous connaissons bien mais où il est toujours plaisant de se retrouver. Nous en bavons cependant pour en ressortir tellement les pentes sont raides, la route mauvaise, l’itinéraire défaillant ou tout cela à la fois ! Notre record de lenteur sera de 36 kilomètres en une journée ! Mais il est bon d’être confronté à ce genre de situations pour se faire à l’idée que tout n’est pas toujours rose. Cela nous fait redescendre un peu sur terre mais les rencontres que nous faisons et les paysages que nous découvrons ou redécouvrons en valent largement la peine.

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Ça grimpe dur en Cappadoce !

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Habitations troglodytes

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Sur la route en Cappadoce

Le jour suivant est bien plus roulant, les paysages plats qui font se rejoindre la Cappadoce et la chaîne du Taurus ne sont pas des plus transcendants et nous en profitons pour avaler des kilomètres. Nous redoutons un peu le passage du Taurus et son col se trouvant à plus de 1800 mètres mais après la déconvenue vécue en sortant de la cuvette dans laquelle nous nous trouvions les jours passées, nous attaquons les montées longues et à perte de vue gonflés à bloc. On vaincra, qu’importe le temps que cela prendra !

On est agréablement surpris par notre détermination dans l’épreuve et la sympathie des gens que l’on croise. On pêche moins dans l’effort en passant le Taurus que lorsque l’on a tenté de sortir de la Cappadoce, et on passe une nuit chez l’habitante : une nuit à la belle étoile chez une productrice de cerises, à qui on file un coup de main en arrivant pour montrer notre gratitude (et se remplir la panse par la même occasion). Il n’est pas commun d’héberger un couple d’inconnus dont on n’a aucune preuve s’ils sont mariés ou non, mais le fait que Nicolas soit étranger aide un peu tout de même (ça, c’est le charme ravageur des Français, on n’y peut rien !).

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Col de Buldurus à 1720 m

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Descente le long de la chaîne du Taurus

La suite est de la rigolade, et un vrai plaisir : des kilomètres de descente dans les lacets de l’ancienne route nationale pour redescendre la chaîne du Taurus côté méditérranéen. On se paye même le luxe de faire du stop dans l’ultime montée juste pour le fun (je n’ai jamais vu une voiture s’arrêter si rapidement à la vue du pouce levé de Gökben qui le faisait plus pour s’amuser qu’autre chose). Temps total d’attente sur le pouce avant d’être pris en charge : environ dix secondes !

Une fois arrivés aux abords de Tarsus, la route devient plus monotone, traversant des villes ou villages collés les uns aux autres le long de la route nationale. Le meilleur est derrière nous à présent. Quoi que nous sommes heureux d’atteindre notre objectif à la vue du panneau d’entrée dans l’agglomération d’Adana : cela signifie pour nous retrouver nos amis et passer un bon temps tout ensemble après un repos bien mérité !

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Moment de détente dans le centre d’Adana

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La récompense au bout de la route …

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